Cold Call en 2025 : Ce Que les Meilleurs Commerciaux Font Différemment
Cold call en 2025 : les vraies techniques qui fonctionnent selon Anas Chakri, fondateur de Lead Panda, lors d'une conférence chez le groupe M6
Anas Chakri, fondateur de Lead Panda, a décroché une formation gratuite au groupe M6 grâce à un seul appel téléphonique. Pas un email, pas un message LinkedIn : un appel. Dans cet article, on reprend les techniques concrètes qu'il a partagées lors de cette conférence, celles qu'il applique tous les jours avec ses business developers. Vous allez voir pourquoi le cold call reste la méthode qui génère le plus de rendez-vous qualifiés, et surtout comment s'y prendre pour ne plus redouter de décrocher votre téléphone.
Pourquoi le cold call reste la technique de prospection la plus efficace
Email, LinkedIn, séquences automatisées... tous ces canaux ont leur place. Mais aucun ne bat le téléphone en volume de conversations réelles sur un temps court. Anas le dit sans détour : sur une campagne qui combine email, LinkedIn et call, c'est le call qui performe le mieux. Chaque fois.
La raison est simple. En 2 heures d'appels enchaînés, vous pouvez avoir 10 vraies conversations avec exactement les personnes que vous ciblez. Sur ces 10 conversations, vous pouvez repartir avec 1 à 5 rendez-vous. Aucun autre canal ne donne ce ratio dans ce délai.
L'email a un avantage réel : les rendez-vous obtenus par ce biais ont tendance à être mieux qualifiés, parce que la personne s'est engagée par écrit. Mais le taux de réponse tourne entre 1 % et 10 %. Les 90 % restants, vous ne savez pas ce qu'ils ont fait de votre message. Le call, lui, vous fixe immédiatement.
Le mindset avant tout : pourquoi 80 % des résultats sont dans la tête
Anas est catégorique : 80 % de vos résultats en prospection viennent de votre état d'esprit, pas de votre script. Avant de parler technique, il faut régler ce sujet.
L'image qu'il utilise est celle du médecin. Votre prospect a un problème. Vous avez la solution. Si vous partez de ce principe, appeler devient presque une obligation morale. Vous n'interrompez pas quelqu'un, vous lui rendez service. Et quand un client vous dit "heureusement que vous avez appelé", vous comprenez que cette conviction n'est pas naïve.
L'autre point clé, c'est de ne jamais prendre un refus personnellement. La personne qui vous raccroche au nez vient peut-être d'apprendre une mauvaise nouvelle. Elle n'en a rien à faire de vous, et ce n'est pas contre vous. Anas cite les Quatre Accords Toltèques sur ce point : "ne prenez rien personnellement." En prospection, c'est un principe opérationnel, pas philosophique. Celui qui arrive à l'appliquer rappelle sans hésiter deux semaines plus tard.
La posture physique : ce que votre corps dit avant vos mots
Il existe une étude de communication bien connue qui distribue l'impact d'un message ainsi : 55 % provient du non-verbal, 38 % de la tonalité de voix, et 7 % du contenu des mots. Au téléphone, le non-verbal disparaît en partie, mais la tonalité reste entière. Et votre posture physique influence directement votre voix.
Anas prospecte debout, pieds ancrés au sol. Sa voix change. Sa confiance se projette différemment. Ce n'est pas une anecdote : chez certaines équipes, les bureaux sont réglables en hauteur et les sessions de calling se font debout. Si vous avez tendance à vous affaisser sur votre chaise quand vous décrochez, testez simplement de vous lever. Le résultat sur votre intonation est immédiat.
Le sourire s'entend. La décontraction s'entend. Et ce que vous voulez éviter à tout prix, c'est de sonner comme quelqu'un qui veut en finir le plus vite possible.
Le DIVAS : le cadre pour contrôler votre voix
Pour structurer la partie vocale, Anas utilise l'acronyme DIVAS :
- Débit : ni trop rapide, ni trop lent. La vitesse trahit le stress.
- Intonation : variez. Une voix plate endort.
- Volume : parlez pour être entendu, pas pour impressionner.
- Articulation : mâcher ses mots coûte des conversations.
- Silences et Séduction : le silence après une phrase forte laisse le temps à l'autre de l'intégrer. Compter jusqu'à 3 avant de reprendre, ça s'apprend et ça change tout.
Ce dernier point est souvent le plus contre-intuitif. Un silence bien placé montre que vous contrôlez votre discours. Il n'est pas signe de vide, il est signe de confiance.
Les 30 premières secondes : tout se joue là
Anas a comparé ses statistiques d'appels avec celles d'un collègue sur la même journée. Même nombre d'appels, même cible. Lui a eu 65 % de taux de conversation parmi les personnes qui ont décroché. Son collègue, 34 %. La différence ne vient pas de la chance. Elle vient de ce qui se passe dans la première minute.
Votre prospect décide très vite s'il reste en ligne ou s'il cherche une sortie. Deux choses font la différence dans cette fenêtre :
- Le pattern interrupt : une accroche qui sort de l'ordinaire. Anas a utilisé "Si je vous disais que c'est un appel de prospection, est-ce que vous jetteriez votre téléphone contre le mur ?" avec Florent du groupe M6. Ça a fonctionné parce que personne n'ouvre comme ça.
- Valider l'interlocuteur : avant de dérouler quoi que ce soit, vérifiez que vous avez la bonne personne. "Vous êtes toujours directeur de..." C'est valorisant pour lui et utile pour vous.
Une fois l'accroche passée, l'erreur la plus courante est de basculer immédiatement dans le pitch. Posez une question ouverte d'abord. Cela crée un vrai échange au lieu d'un monologue.
Comment gérer les objections sans forcer
Deux objections reviennent souvent dans la salle lors de la conférence, et les réponses d'Anas valent le détour.
Sur le numéro personnel : "Je ne savais pas que c'était votre numéro perso, nos outils sont connectés à LinkedIn. Si vous voulez, je l'enlève de ma base et vous me donnez votre pro pour qu'on continue l'échange." Honnête, direct, non défensif.
Sur le "j'ai pas de besoin en ce moment" : c'est là qu'on plante une graine. Vous ne forcez pas le rendez-vous. Vous gardez le contact, vous revenez dans quelques mois. La vente, dit Anas, c'est chercher l'irritant, le problème que la personne a maintenant ou aura bientôt. Posez des questions ouvertes (qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi) pour comprendre le contexte. Et ne proposez le rendez-vous que quand vous avez capté qu'il y a un enjeu réel.
Sur le barrage standard : avec un nom de marque fort comme M6, vous avez une arme. "Bonjour, c'est Anas du groupe M6, je voudrais parler à Florent Maou." La marque ouvre des portes que personne d'autre ne peut ouvrir de la même façon.
Organiser ses sessions pour rester productif
La prospection téléphonique se mange en blocs. Anas travaille par sessions d'une heure, en mode avion, sans notification, sans LinkedIn ouvert en parallèle. L'enjeu n'est pas de faire 300 appels par semaine en dilettante, c'est de faire 50 appels en 2 heures de concentration totale.
Quelques règles pratiques qui ressortent de la conférence :
- Pas de message vocal au premier appel. Si vous n'avez pas la personne, envoyez un email dans la foulée en mentionnant que vous venez d'appeler.
- Pas de SMS en parallèle pendant la session. Ça disperse et ça casse le rythme.
- Notez dans votre CRM ce que vous devez faire ensuite (relance mail, rappel) pour ne pas interrompre votre session d'appels pour gérer ça sur le moment.
- Quand vous ne prenez que des portes, analysez pourquoi avant de continuer. Un commercial de chez Lead Panda avait passé toute une matinée sans rien. En regardant ensemble ce qui bloquait, ils ont trouvé le problème. L'autoanalyse est une compétence à part entière.
Le closing : comment proposer un rendez-vous sans se faire rejeter
Le but d'un call de prospection n'est pas de vendre. C'est de proposer un rendez-vous. Anas est très clair là-dessus. Et pour ça, il ne force pas. Il propose deux dates avec une ouverture naturelle.
"Ce serait intéressant d'en discuter un peu plus. Est-ce que vous auriez un créneau mardi ou mercredi à 14h ?" L'autre répond "mardi c'est compliqué mais jeudi ça me va". Vous n'avez pas forcé, vous avez facilité.
Ce qui tue les prises de rendez-vous, c'est d'arriver avec l'intention visible de remplir son agenda coûte que coûte. Les gens le sentent. En vous détachant de l'objectif de rendez-vous pendant la conversation (tout en gardant l'intention en tête), vous posez de meilleures questions, vous écoutez mieux, et paradoxalement vous obtenez plus de rendez-vous.
Ce qu'il faut retenir
La prospection téléphonique reste le canal qui génère le plus de conversations et de rendez-vous à volume d'effort équivalent. Ce qui sépare un bon caller d'un mauvais ne tient pas au script : ça tient au mindset, à la posture, aux 30 premières secondes et à la capacité à écouter avant de pitcher. Un nom de marque fort ouvre des portes, mais c'est la voix, la décontraction et les questions ouvertes qui les gardent ouvertes. Et les sessions de calling se font en blocs concentrés, sans distractions, avec un CRM pour tracer ce qui suit.
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